"L'idée que les déjections sont des déchets sans utilité est
un malentendu moderne. C'est la racine des problèmes de
pollution qui résultent de l'approche conventionnelle de
l'assainissement."
Agence Suédoise Internationale pour le Développement
"L'idée que les déjections sont des déchets sans utilité est
un malentendu moderne. C'est la racine des problèmes de
pollution qui résultent de l'approche conventionnelle de
l'assainissement."
Agence Suédoise Internationale pour le Développement
Traduction d'un article de Sanitation Update - 17 mai 2010
Des chercheurs en horticulture de l'université de Pennsylvanie ont mis au point une méthode écologique et de faible coût pour le recyclage de ce que l'on appelle les eaux grises – celles qui sortent de nos éviers, douches et machines à laver et qui finiraient normalement dans le tout-à-l'égout.
L'eau est filtrée à travers des racines de plantes, des couches de graviers, de tourbe et de déchets, la rendant suffisamment propre pour être réutilisée pour le maraichage ou les chasses d'eau, mais pas pour la boire.
L'utilisation d'eau grise n'est pour le moment pas autorisée au États Unis, mais plusieurs états sont en train de l'envisager. Les chercheurs de Pennsylvanie espèrent que leurs résultats – démontrant que des biofiltres peuvent retirer la quasi-totalité des matières en suspension, des composés azotés et des autres polluants des eaux grises – vont favoriser de nouvelles réglementations.
En attendant, de tels filtres vont pouvoir être utilisés dans des régions pauvres, manquant d'eau de qualité pour l'assainissement ou l'irrigation, affirme Robert D Berghage, professeur associé d'horticulture.
Robert Cameron, étudiant-thésard du projet, présentant le programme de recherche dans une rencontre de l'agriculture durable à Cuba.
Le système consiste en deux canalisations de plastique remplies de graviers poreux, des débris de pneus usagés, du compost de fumier de bovins et de la tourbe. Des légumes et plusieurs plantes sont plantés dans des trous, tout le long des canalisations.
Les canalisations sont implantées dans un tertre plantés de papyrus et de prèle, dont les racines servent de support aux bactéries épuratrices.
Chaque composé présent dans les canalisations dégrade un polluant spécifique, exception faite des débris de pneus, servant essentiellement au colmatage. Les débris de pneus contiennent des polluants, mais les tests ont démontré que ces derniers ne sont pas retrouvés dans les eaux traitées, précise Berghage.
Avec de tels traitements, il serait même possible de boire l'eau ayant percolé au travers ces filtres, prétend Berghage. Il admet que ceci ne serait toutefois pas bien accepté, bien que d'une manière générale, les usines de potabilisation puisent leur eau dans des rivières qui recoivent des eaux usées.
« La plupart d'entre nous ont une aversion à l'idée de consommer de l'eau retraitée, » dit il, « alors que la plupart du temps, c'est pourtant ce que nous faisons ».
Source – http://www.philly.com/philly/living/green/93911854.html
Voir également Réutilisation des eaux grises en Californie
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